Avec les ex-voto, les fidèles expriment leurs remerciements pour une prière exaucée par l’intercession de la Vierge Marie.

Les ex-voto soDSCN1204nt de plusieurs sortes : peintures, broderies, ornements militaires, marbres, cœurs d’argent dorés. Les plus visibles sont les ex-voto peints suspendus au cours des siècles sur les murs des deux chapelles. Il est difficile d’en évaluer le nombre depuis la reconstitution du corpus après 1805. Dès le début du XXè siècle, ils ne sont plus guère appréciés ; l’incendie de 1926 et la démolition de la nef de Saint-Thomas en 1930 pour faire place à la grande sacristie les dispersent, certains sont rassemblés dans la chapelle de la Vierge tandis que d’autres sont détruits. La collection actuelle en recense 241. Le 8 décembre 2007, plus de 80 sont réinstallés dans la chapelle après sa restauration. Les autres sont conservés, avec toutes les précautions nécessaires, dans les réserves du Musée d’art religieux de Fourvière.

CoeursA côté des tableaux, quelques centaines de cœurs votifs ont été disposés dans la chapelle de la Vierge, autour des deux statues, sur les grilles et dans le chœur. En argent ou en bronze doré, la plupart s’ouvre et conserve une prière votive. Le plus remarquable est celui des pères maristes placé en 1836 sur le retable juste au-dessous de la tête de la Vierge et conservé là, jusque vers 1990. Il renferme un ruban de soie roulé sur lequel sont inscrits à l’encre les noms des Pères de la Société de Marie partis comme missionnaires en Polynésie.

 

Des plaques de marbre rappellent le souvenir des saints et fondateurs venus prier et obtenir des DSC_0052éclaircissements sur leur vocation et leur désir de fondation ; c’est le cas de sainte Thérèse Couderc qui établit le Cénacle d’inspiration ignacienne ; de sainte Claudine Thévenet fondatrice de la Congrégation de Jésus-Marie pour apprendre le tissage aux jeunes filles pauvres. Madame Garnier, initiatrice de l’œuvre du Calvaire pour les malades incurables et déshérités. Le 22 juillet 1816, les abbés Jean-Claude Collin et Marcellin Champagnat confient à la Vierge leur projet d’instituts : la Société de Marie et les Petits Frères de Marie. Mgr Melchior de Marion Brésilliac venant fonder la Société des Missions africaines de Lyon. En 1821, le Père André Coindre fonde les Frères du Sacré-Cœur de Jésus ; en 1833, Louis Querbes fonde les Clercs de Saint-Viateur, et le mariste Julien Eymard, la Congrégation des Pères du Saint-Sacrement. Gabriel Taborin et Marie Rivier les ont suivi. D’autres plaques situent le passage de Don Bosco le 8 avril 1883, celui de Thérèse Martin ou la conversion du poète provençal, Xavier de Fourvières (sic), chanoine de Prémontrés.