Depuis la plus haute antiquité, la colline de Fourvière – la colline qui prie – est un haut lieu de la vie spirituelle et culturelle de Lyon

C’est à Fourvière – Saint Pothin y a été martyrisé – que les premiers chrétiens exprimèrent leur foi, se plaçant dès l’origine sous la protection de Marie

Au moyen-âge (1192) une église est édifiée sur la colline en l’honneur de la Vierge Marie et de saint Thomas de Cantorbéry, récemment canonisé.

Ruinée pendant les guerres de religion, la chapelle est reconstruite en 1586.

C’est surtout à travers des vœux, prière de demande de protection, adressés à Marie, que s’est tissé un lien particulier entre la cité et la colline :

1638

Alors qu’une grave épidémie de scorbut atteint les enfants de la ville et que rien ne semble pouvoir enrayer cette maladie, il est décidé de monter en procession à Fourvière. Progressivement, la maladie diminue et disparaît. Jamais elle ne revint à Lyon.

1643

Voeu échevins 2La peste ravage l’Europe. Les Échevins (les élus municipaux) s’engagent à monter à Fourvière, à offrir un écu et un cierge chaque année si Lyon est épargné. La tradition perdure encore, chaque 8 septembre.

 

 

1832

OLYMPUS DIGITAL CAMERALe choléra touche les départements voisins et menace la ville : l’archevêque ordonne des prières publiques. Échappant de nouveau à un fléau, les Lyonnais remercient Marie en réalisant une immense toile (le « tableau d’Orsel »), aujourd’hui visible au fond de la Basilique.

1852

vierge doréeLe clocher de la chapelle de la Vierge est couronné d’une statue de bronze doré pour remercier Marie de sa protection maternelle. L’inauguration, reportée du 8 septembre au 8 décembre en raison d’inondations, fut contrariée par un violent orage : les feux d’artifice prévus furent noyés et durent être annulés. Mais le temps se calmant, les Lyonnais illuminèrent spontanément la ville en posant des lampions au bord de leurs fenêtres. Cette fête improvisée pris un éclat particulier deux ans plus tard quand fut proclamé le dogme de l’Immaculée Conception. Aujourd’hui encore une grande procession de St Jean à Fourvière a lieu tous les 8 décembre et, à la tombée de la nuit, les catholiques illuminent leurs fenêtres avec des lumignons. Depuis plusieurs années, la Ville de Lyon organise à cette période la « fête des lumières », qui rassemble 4 millions de personnes à Lyon durant quatre jours.

1870

La guerre fait rage. Les Prussiens menacent d’envahir la ville. Les lyonnais s’engagent à édifier une grande église dédiée à Marie, si la guerre épargne la ville. En 1872, les travaux commencent. L’église sera consacrée le 16 juin 1896 et érigée en basilique le 16 mars 1897.

Plus de deux millions de visiteurs « montent » chaque année à Fourvière, d’où ils découvrent un panorama unique qui va de Lyon au Mont Blanc. Ils en font ainsi l’un des sanctuaires et des sites touristiques les plus fréquentés de France. La basilique fait partie du site lyonnais inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Elle est classée Monument Historique.

Sanctuaire et lieu de pèlerinage, la Basilique de Fourvière est aussi un lieu de culture.

Plusieurs concerts de musique sacrée ou classique sont proposés chaque année à la crypte de Fourvière.

Des conférences, tant sur des thèmes spirituels que culturels ou historiques sont également proposées à Fourvière, ouvertes à un large public.