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SA CONSTRUCTION


Depuis l’Antiquité, la colline de Fourvière est un haut lieu de la Cité. Les romains y construisent leur forum, lieu de la vie publique, où les citoyens viennent traiter leurs affaires politiques et juridiques.

Dès le haut Moyen-Age, le lieu devient un sanctuaire mariale. En 1168, une petite chapelle est construite. Dix ans plus tard, apprenant l’assassinat de l’archevêque Thomas de Cantorbery dans sa cathédrale, l’évêque de Lyon décide d’y associer sa mémoire.

Au XVIIème siècle, la colline prend une nouvelle importance. Alors que la peste sévit dans la région, les échevins de la ville font en 1643 le vœu de monter en pèlerinage chaque année à Fourvière si l’épidémie s’arrête. Leur vœu est exaucé et aujourd’hui encore, le Maire et les élus de Lyon viennent chaque année renouveler le vœu des échevins. Dès lors, les pèlerinages se multiplient et la chapelle, même agrandie, devient rapidement trop petite.

En 1830, le clocher de la chapelle, menaçant ruine, est démoli. On décide de le reconstruire et de le surmonter d'une statue dorée pour laquelle le sculpteur Fabisch remporte le concours. L'inauguration devait avoir lieu le 8 septembre 1852, fête de la Nativité de la Vierge, mais les fortes précipitations ont pour conséquence l'inondation de l'atelier du fondeur et l'on se voit forcé d'en reporter la date au 8 décembre. La statue est mise en place mais le mauvais temps est encore de la partie et les festivités prévues, tels que les feux d'artifices, ne peuvent avoir lieu. Spontanément, les Lyonnais, par dévotion, mettent alors des lampions à leurs fenêtres en profitant d'une accalmie dans la soirée. Cet événement est à l'origine des illuminations du 8 décembre..

En 1870, pendant la guerre franco-prussienne, les Lyonnais font le vœu d’agrandir le sanctuaire si la ville est épargnée par les armées prussiennes. Leur prière est exaucée et en 1872, la première pierre de la basilique est posée. L’architecte choisi est Pierre Bossan, architecte atypique, qui a déjà construit à Lyon l’église St Georges. Son œuvre sera poursuivie par l’architecte Sainte-Marie Perrin.


ARCHITECTURE ET DÉCORATION INTÉRIEURE


La basilique est remarquable par son style, par la diversité des matériaux employés et par la richesse de sa décoration intérieure. Dans une vision mystique de la religion, Pierre Bossan a voulu construire un édifice parlant, qui exprime la grandeur de la foi. Ses quatre tours et ses murailles crénelées à contreforts lui donnent l’aspect d’une forteresse, qui symbolise la foi sans faille de la Vierge Marie. Par contraste, l’intérieur avec ses murs recouverts de mosaïques est une véritable maison d’or et de lumière, à la gloire de la Vierge Marie. Toute la basilique a été construite selon un schéma symbolique : pour faire passer le pèlerin ou le visiteur de l’obscurité à la lumière de la foi.
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