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Le trésor de Fourvière : un trésor historique et « vivant » :

Le musée de Fourvière expose le Trésor de la basilique, qui est très représentatif de l’orfèvrerie des 19ème et 20ème siècles, avec des pièces d’artistes parisiens (Froment-Meurice) ou lyonnais (Armand-Calliat).

plus grande partie du Trésor date de la construction de la basilique, à la fin du 19ème siècle. De nombreuses familles lyonnaises, parfois très modestes, venaient apporter à la Commission de Fourvière une offrande pour la construction de l’église votive: argent mais aussi objets d’orfèvrerie, pierres précieuses, broderies d’or….

Ces dons se sont perpétués jusqu’à nos jours en remerciement d’une prière exaucée, d’une guérison ou d’un « miracle ». Quelques grandes personnalités politiques ou ecclésiastiques ont aussi contribué à enrichir le Trésor : le cardinal Fesch, oncle de Napoléon Ier et archevêque de Lyon et Napoléon III font partis des plus célèbres. La grande diversité des donateurs donne au Trésor un caractère inestimable, qui va bien au-delà de sa valeur comptable.

Pour honorer ces dons et ne pas dénaturer la finalité de ces objets, ils sont régulièrement utilisés pour la liturgie et pour les grandes cérémonies de l’année. Ainsi, chaque 8 septembre, pour la commémoration du vœu des échevins, l’archevêque de Lyon bénit la ville avec l’ostensoir de Fourvière, œuvre majeure de l’orfèvre Armand-Calliat.


Un grand nom de l’orfèvrerie du 19ème siècle : Armand-Calliat

Parmi les nombreux orfèvres du 19ème siècle représentés par les pièces du Trésor, Armand-Calliat est un des plus importants dans l’histoire de Fourvière. Cet orfèvre lyonnais rencontre l’architecte de la basilique, Pierre Bossan, en 1867. Leur amitié ouvre la voie à une démarche artistique originale qui veut s’émanciper des schémas néo-gothiques de l’époque où l’œuvre d’art est conçue comme la manifestation d’une pensée religieuse.

A travers leurs créations, ils expriment une idée théologique et font un acte de foi. L’ostensoir de Fourvière est un des exemples les plus explicites de cet idéal. La décoration de l’ostensoir, dont la fonction est de contenir une hostie et de la montrer aux fidèles pour qu’ils viennent adorer le Christ parmi eux, va mettre en lumière la réalité de cette venue. L’ostensoir est un poème à l’Epiphanie, c’est à dire à la manifestation de Dieu. Au pied, les trois mages et un berger représentent l’humanité venue adorer le Christ fait homme.

Ils sont précédés par les quatre évangélistes, qui annoncent la Bonne Nouvelle. Au centre, Marie présente son fils au monde. Elle soutient l’hostie, entourée du chœur des anges évoluant au milieu du cosmos, qui chantent éternellement la gloire de Dieu.

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