La lettre de septembre

« Je lève les yeux vers les monts, d’où viendra mon secours ?
Le secours me vient du Seigneur qui a fait le ciel et la terre » (Ps 121, 1-2)

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Nous aspirons à un monde plus juste, stable et paisible. Nous y travaillons sans doute avec détermination chacun selon sa vocation et ses responsabilités ; mais, las, la situation sans
cesse se dégrade : crises et conflits s’engendrent à l’infini et jamais ne se résolvent vraiment.

Nous aspirons à un monde plus juste, stable et paisible. Nous y travaillons sans doute avec détermination chacun selon sa vocation et ses responsabilités ; mais, las, la situation sans cesse se dégrade : crises et conflits s’engendrent à l’infini et jamais ne se résolvent vraiment. L’état de notre planète terre est préoccupant avec des désordres climatiques et environnementaux que l’on peine à résoudre. Plus cruel encore peut être, nous découvrons avec stupeur le pourrissement de notre société, minée par la recherche insensée du profit et de l’argent–roi ou par la débauche la plus misérable et honteuse chez ceux-là même dont on attendait un exemple lumineux.

Nous mettions notre assurance dans le progrès des sciences et des techniques qui devaient résoudre magnifiquement toutes choses. Et pourtant, un viaduc s’effondre avec des dizaines de morts, non pas au loin dans quelque contrée sauvage mais à nos portes et voilà remise en question notre belle assurance : « tout est vanité » disait l’Ecclésiaste (cf Qo 1, 14) !

Nous étions fiers d’avoir su ériger siècles après siècles et non sans heurts des institutions politiques solides qui devaient assurer liberté, égalité et fraternité à tous. Nous découvrons
cependant leurs limites, leur incapacité à répondre aux immenses défis du moment ; plus encore nous constatons la désaffection, voire le rejet par une fraction croissante des peuples de cet héritage « des Lumières ». « Tout est vanité » !

La mondialisation, la pensée d’une communion universelle et d’échanges sans limites entre les peuples nous faisait rêver. Le charme est rompu : c’est le drame de Babel (cf Gn 11, 1ss) qui se réédite avec ses séquelles de replis égoïstes, d’incompréhensions, de peurs, de barrières de toutes sorte qui se lèvent et font sourdre les querelles de demain. « Tout est vanité ».

Alors faut-il sombrer dans le désespoir, se réfugier dans quelque improbable forteresse ou tomber dans le sarcasme ?
Que non pas ! – Rien de tout cela mais une double perspective :

– Adopter une attitude pénitente par rapport aux fautes du passé, par le jeûne et la prière notamment, comme le propose le Pape François dans sa récente Lettre au Peuple de Dieu
(du 20 août 2018). Je n’y suis pour rien, direz-vous, pourquoi devrais-je faire pénitence ? Nous sommes tous membres d’un même corps (cf. ICo 12,26, citée par le Pape) ; le drame
vécu ou causé par les uns touche tous les membres du corps et tous ont donc à cœur de travailler au salut du monde plutôt que de s’ériger en accusateur public.

– Devant des enjeux qui souvent nous dépassent, reconnaissons notre pauvreté, nos limites radicales. Plutôt que de serrer rageusement les poings devant nos échecs, plongeons dans l’humilité, tournons-nous vers le Seigneur et confions-lui notre besoin de salut. Si aux hommes c’est impossible, à Dieu rien n’est impossible. L’espérance renaît
dans cette audacieuse humilité.

Illusoire et bon pour de vieilles bigotes, direz-vous ! Mais que firent donc les lyonnais en 1643 face aux ravages de la peste et devant les limites de la médecine de l’époque ?
Et que firent les lyonnais en 1870 face à la menace de la guerre et du pillage de la ville ? – Ils montèrent, Echevins en tête, à Fourvière, ils crièrent vers le ciel et furent
exaucés : vrai ou faux ? Les célébrations du 8 septembre sont là pour que nous nous souvenions que notre secours est dans le nom du Seigneur qui a fait le ciel et la terre (cf Ps 121, 1-2). Notre prière montera plus sûrement encore jusqu’au Christ si nous la confions à l’intercession de Notre-Dame.

Patrick Le Gal,
Recteur de Notre-Dame de Fourvière

 

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