Agenda culturel

Atelier d’artistes ouvert du 22 janvier au 21 mars à Notre-Dame de Fourvière

Lieu Pavillon d’accueil

Description

La Fondation Fourvière est heureuse  d’accueillir du 22 janvier au 21 mars, au Pavillon d’Accueil du site de Notre-Dame de Fourvière, trois artistes lyonnaises de renom : Isabelle Braemer, Jocelyne Besson-Girad et Svetlana Arefiev.

Cet atelier ouvert permettra à chaque visiteur de découvrir le talent et la démarche artistique de chacune des trois artistes. 

Rendez-vous au Pavillon d’Accueil, du vendredi au dimanche, de 10h à 13h, puis de 14h à 18h, ainsi que les jeudis 11 et 18 février.

 

Les artistes de l’atelier : 

  • Isabelle Braemer est une artiste lyonnaise, plasticienne, formée aux Beaux-Arts de Saint-Etienne. Elle est également artiste graveur, membre de l’atelier Alma et professeur d’art plastique depuis 2011 à Rillieux-la-Pape. Elle a participé à de nombreuses expositions depuis 2008.

Sa démarche artistique : « Mes dessins naissent du hasard des taches d’encres colorées que je jette sur le papier, je les observe et elles finissent par me parler, je trouve des personnages des visages, des animaux, le tout s’imbrique et s’emmêle et fini par raconter quelque chose : une histoire ou plutôt un monde imaginaire qu’il soit aquatique ou futuriste, les personnages sont investis dans la narration, ils en font partie intégrante.

Cet univers reflète les images et le monde dans lequel nous vivons avec ces angoisses et sa violence, et les rêves ou cauchemar que l’on veut nous vendre. »

Pour en savoir plus sur Isabelle Braemer

 

  • Jocelyne Besson-Girard est une artiste contemporaine autodidacte : sans avoir suivi de cursus particulier en école des Beaux-Art, Jocelyne Besson-Girard s’est formée auprès d’ artistes peintres, de façon informelle. Elle a, durant son parcours artistique, réalisé un certain nombre d’affiches pour des grands événements (Festival de Banne – Banne) ou pour des structures culturelles (Théâtre de la Platte – Lyon). Elle a aussi fait de nombreuses gravures. Sa collection publique est à retrouver à l’artothèque de Gleizé.

Sa démarche artistique : « Mon travail se situe autour de l’essence de l’être. L’histoire de sa vie, sa trajectoire… dont la profondeur l’anime et le constitue, ses successions d’épreuves invisibles et mystérieuses, celles dont on ne parle pas, celles qui restent silencieuses.

J’aime faire naitre sa résonance intérieure, sa sensibilité, ses états d’âme… Et si mon travail est la représentation de personnages la plupart féminins, c’est non seulement pour exprimer les étapes émotionnelles de sa vie, mais aussi pour dénouer un enchevêtrement de fils conducteurs aux extrémités abyssales.

Je dépeins ainsi de nombreux « visages » d’où émerge mon propre fouillis intérieur et je deviens la réalisatrice d’intimes longs voyages… »

Pour en savoir plus de Jocelyne Besson-Girard

 

  • Svetlana Arefiev est une restauratrice d’œuvres d’art qui a étudié aux Beaux-Arts. Elle a d’abord pratiqué en Russie avant d’arriver en France. Aujourd’hui elle restaure le patrimoine français, tout en peignant ses propres œuvres.

Sa démarche artistique :  » Ma démarche est avant tout intuitive et il m’est difficile de mettre des mots sur ce que je fais. Et la peinture est sans doute d’ailleurs ma véritable langue maternelle, celle qui me permet le mieux de m’exprimer. Mon inspiration est puisée dans les musées que j’ai longuement fréquentés. Par ailleurs, mon ancien métier, restauratrice de tableaux, est un substrat dans lequel viennent évoluer mes rêves et mon imaginaire.

Avec mes personnages, je voyage dans le temps. Je les imagine se présenter dans diverses situations et dans différentes périodes de l’histoire, parfois bien loin de notre époque moderne.

Mes personnages naissent en se détachant petit à petit du fond, exactement comme dans le processus de restauration. Pendant mon travail, je ne cherche ni l’équilibre, ni le point de bascule parce que je ne suis pas un architecte. Je suis simplement mon intuition jusqu’au bout, jusqu’à ce que je trouve la satisfaction d’avoir révélé l’émotion. Cette impression d’achevé-inachevé s’explique par le fait que rien n’est achevé dans la nature, tout est en cours.

La dernière série de mes dessins m’a été inspirée par des planches-contact photographiques abandonnées et rejetées par un photographe insatisfait. Parfois un de ces visages gris méritait plus d’attention et de ne pas rester anonyme dans une rangée d’échecs de son créateur. Son imperfection lui valait un nom de personnage dont les traits en ombre de plomb arrachés à la lumière de la pellicule racontent une nouvelle histoire. »

Pour en savoir plus sur Svetlana Arefiev