« La simplicité de cette crèche est frappante, une seule couleur pour les personnages, la même que celle du sable, pas d’autre décor que la colline de Fourvière en arrière-fond.  » père Matthieu Thouvenot

Exposée chaque année de décembre à février, la crèche des lyonnais est récente et vivante. Elle invite à venir s’émerveiller devant l’Enfant de Noël, et grandit chaque année, accueillant de nouveaux santons.

La sainte famille

Marie. Les yeux clos, le corps bien ancré sur la terre, Marie dialogue intérieurement avec Dieu. Elle a placé ses deux mains sur ses genoux, en humble réceptacle de Jésus. Rien ne semble pouvoir troubler sa paix profonde ni sa confiance. Elle est disposée à accueillir tous les événements à venir avec cet enfant qu’elle a mis au monde.

Jésus. Loin du traditionnel nourrisson emmailloté, Jésus est représenté ici en jeune enfant, suffisamment fort pour s’asseoir et s’élancer en avant. Les bras ouverts, il s’offre à nous dans un mouvement qui préfigure sa crucifixion.

Joseph. Il se tient à genoux, tout proche de l’enfant. Il a le regard attendri et le sourire émerveillé du jeune père. Son attitude dynamique le montre prêt à se lever. Sa main droite ouverte signifie qu’il accepte sa mission de père et offre sa personne. Avec sa lanterne, petite flamme vacillante, il est prêt à guider Jésus sur la route humaine.

Les ambassadeurs de la joie

Le Ravi. Légèrement décentré de la crèche, c’est un personnage à part. Son sourire déborde de son visage enfantin. Lui, l’homme simple, l’innocent, est tout à la joie de Dieu. Il pourrait s’appeler l’Enthousiaste, étymologiquement « celui qui est empli de Dieu ». Il jubile car il a compris le cadeau que représente cette nativité. Il regarde vers le ciel, plein de gratitude. De son bras droit, il apostrophe Dieu et le remercie. De son index gauche, il nous montre la direction de Dieu, source de sa joie, et nous invite à nous tourner vers lui.

Le Berger. L’homme est en mouvement. Il marche vers Jésus dans une attitude béate, comme aimanté par cette naissance. Il ouvre la main gauche en signe d’offrande. Il prend soin de son troupeau. Les trois moutons représentent la multitude. Il porte sur ses épaules le plus faible, le plus petit, le plus fragile, l’agneau.

Les trois mages



A eux trois, les rois mages résument l’humanité entière. Ils représentent tous les peuples et tous les âges de la vie. Comme le rappelle leur chameau, ces savants ont voyagé. Ils se sont mis en quête de Dieu. Ils ont pris pour seul guide l’étoile, dont ils portent le signe sur le front. Aucun ne porte de cadeau : l’essentiel est d’arriver jusqu’à Jésus pour se prosterner devant lui.


Les santons

Frédéric Ozanam

« Pour commencer une toile, il suffit d’un fil »

Fondateur des Conférences de Saint Vincent de Paul (charité, éducation, formation chrétienne).
Initiateur des conférences de Carême à Notre Dame de Paris pour la formation des chrétiens de 1834 à aujourd’hui.

Gabriel Rosset

« J’étais sans abri et tu m’as accueilli »

Fondateur du foyer Notre Dame des Sans Abris. Bâtisseur de logements et accompagnement pour les personnes vivant dans la rue à Lyon.

Jeanne Garnier

« Je sens que je ne peux vivre sans aimer, car l’amour c’est la vie »

Pionnière dans les soins palliatifs vivant dans un esprit de « Charité, humilité, prière, sacrifice ». Fondatrice de ce qui deviendra « L’hôpital de Fourvière », ce bâtiment voisin de la Basilique. Inspiratrice de la « Maison Jeanne Garnier » pour les soins palliatifs à Paris.

Claudine Thévenet

« Que le ‘’bon Dieu’’ est bon ! »

Sainte Claudine Thévenet est née à Lyon un peu avant la Révolution française. Elle a été témoin de l’exécution brutale de ses deux frères, mais elle a répondu à la violence de son temps par la foi, l’amour et le pardon. Elle a fondé la Congrégation des Religieuses de Jésus-Marie qui existe aujourd’hui dans 28 pays à travers le monde. Ses derniers mots « Que le bon Dieu est bon » récapitulent son expérience de vie.

Pauline Jaricot

« Je suis faite pour aimer et servir »

Fondatrice du « Rosaire Vivant ». Le Pape Grégoire XVI – l’approbation de son oeuvre pour « La propagation de la foi » chrétienne qui deviendra mondiale sous le nom des « Œuvres Pontificales Missionnaires ».

Antoine Chevrier

« Qui saura te connaître ? »

Fondateur de l’oeuvre du Prado en faveur des enfants pauvres. Fondateur de l’Association des Prêtres du Prado. Antoine chevrier prie pour « une Eglise pauvre pour les pauvres ».

Henri Grouès dit l’abbé Pierre

« L’enfer : c’est soi-même, coupé des autres »

Fondateur des communautés Emmaüs et de Emmaüs international. Lieux Accueil et accompagnement des personnes vivant dans la rue. Réinsertion par le recyclage des objets et organisation de Bric à Brac. « Frère des pauvres et provocateur de paix » sa vie est un combat pour la justice, la solidarité et la paix.

Curé d’Ars

« Si vous cherchez Dieu, vous le trouverez »

Prêtre de la paroisse d’Ars (à 70 km de Lyon). Adorateur du Saint sacrement, confesseur témoin du pardon de Dieu. Déclaré en 1929 le Patron de tous les curés de l’univers.



Nous accueillerons en décembre 2020 de nouveaux santons qui viendront compléter la crèche actuelle.

Voir aussi

Le trésor

La crypte